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PEINTRE EN LETTRES: Le rêve d'un gamin...
Autrefois « CALLIGRAPHE », puis « PEINTRE EN LETTRES » A l'origine, un gamin de 12 ans qui, en voyant le meilleur ami de son père réaliser en peinture la décoration de manèges pour des forains (En 1970, l'impression numérique n'existait pas encore !), décida que, plus tard, ce serait son métier. Aujourd’hui comme hier, le peintre en lettres effectue un travail de préparation à l’atelier, hier avec ses fusains, aujourd’hui à l’aide de son ordinateur. Il y réalise des maquettes, des esquisses qui le guideront dans son travail. Le peintre en lettres réalise des lettrages et graphismes, peints ou adhésifs, pour des publicités sur presque tous supports (Banderoles, Calicots, Enseignes, Panneaux, Véhicules, Vitres et parfois sur des murs) Il peut réaliser en peintures, des trompe-l'oeil pour une exposition ou un théâtre, voir aussi pour le cinéma. L’impression numérique est venue remplacer les pinceaux et les martres.
Voici un exemple de pignon peint dans les années 1920 à Hardelot plage, encore visible de nos jours mais jusque quand? 
L'apprentissage du PEINTRE EN LETTRES
Je me souviens de mon apprentissage. Un atelier d’artiste avec les chevalets, le petit poêle à bois, les poncifs en vracs, les pinceaux, l’eau qui gelait l’hiver, la peinture sous les ongles, la blouse blanche plus vraiment blanche, mais surtout les odeurs… La térébenthine déversait son odeur toute la journée, à nous faire regretter de partir le soir… J’admirais mon patron, manier avec facilité ces drôles de pinceaux, appelés aussi « martres ».

Cela paraissait facile, mais quand j’ai fait ma première lettre en peinture… Là, j’ai compris qu’ il me faudra attendre avant de réaliser de si jolies publicités et commencer par faire les bâtons que chaque apprenti a connu. Mais l’apprenti était d’abord considéré comme le mousse. Il fallait vraiment être motivé pour apprendre le métier. Entre le nettoyage des pinceaux et des bacs, le balayage de l’atelier, poncer et préparer les supports, il fallait aussi participer à la tache la plus dure pour un jeune peintre en lettres : La peinture sur mur. Autrefois , il arrivait souvent aux peintres en lettres de peindre la « réclame » sur des murs ou des façades, parfois sur une surface plane, mais c’était plus souvent sur des murs en briques ou en ardoises. Tous ces travaux étaient réalisés avec des échelles, et parfois le pignon étant très haut, la journée passée sur les barreaux des échelles était très éprouvante.


La demande existe toujours mais très rarement et les nacelles rendent dorénavant ces travaux moins pénibles
Le C.A.P de Peintre en Lettres
Puis vint le jour du CAP. Un moment plein d’émotion lors de la remise du diplôme, j’étais le maître du monde…

Ensuite j’ai eu la chance de rencontrer un artisan qui m’a apporté d’autres connaissances et j’ai pu devenir un peintre en lettres qualifié.
Naissance de "INDIANA PUBLICITE"
Puis j’ai décidé de créer mon entreprise, à Hardelot Plage dans le Pas-de-Calais où j’ai installé mes crayons et pinceaux dans un petit local du centre de la station.
  Ensuite j’ai acheté l’ancien atelier de Louis Blériot, là même où il réparait ses aéroplages. Un grand hangar de 1000 m² avec une hauteur de toiture qui le rendait impossible à chauffer l’hiver, un atelier avec une charpente en bois, un toit en ardoises et en tuiles… Il en manquait quelques unes à chaque tempêtes…, les courants d’air, le froid de l’hiver, les nids des hirondelles qui revenaient chaque année.


Qu’importe la passion était là ! La vétusté des lieux aussi… Au début l’éclairage était assuré par un groupe électrogène… !



Combien de nuits blanches y ais je passé pour satisfaire des commandes urgentes et que de souvenirs et de joies lorsque les clients venaient chercher les panneaux ou leurs véhicules. Maintenant je continue à exercer cette passion, mais dans un local plus moderne, les pots de peinture ont cédés la place aux ordinateurs et plotters de découpe, les odeurs de peintures remplacées par celle de la colle des adhésifs. Seule, la table à dessin est restée avec les crayons, les feutres et les lutins qui me planquent toujours la gomme…

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